Activité Kaizen pour réduire les temps d’arrêts des MSE lors de bris : un projet collaboratif couronné de succès

Une activité Kaizen, visant à augmenter la stabilité de l’Usine Alma, a dernièrement été réalisée dans le secteur de l’électrolyse. L’objectif principal était d’apporter des améliorations sur les durées d’intervention afin de réduire de 50 % le temps d’arrêt de production causé par un bris des ponts roulants;  également appelés Machines de Service Électrolyse (MSE).

Le Kaizen a été choisi comme véhicule pour aborder des enjeux et irritants qui étaient partagés par l’ensemble des travailleurs afin de réunir différents points de vue et trouver des solutions communes. Une équipe multidisciplinaire, composée d’opérateurs, de techniciens, de mécaniciens, ainsi que du support technique, a donc été formée dans un cadre collaboratif où chaque membre a pu partager son expertise pour résoudre les problèmes.

Cette initiative, qui s’inscrit dans un processus d’amélioration continue, s’est déroulée sur trois jours et l’équipe a travaillé pendant près de quatre mois pour identifier les problèmes et déployer des solutions concrètes.

Au fil des années, diverses actions d’amélioration ont été menées, notamment sur la disponibilité des MSE. Toutefois, un aspect crucial restait à traiter : la disponibilité des MSE, souvent affectée par des bris en salle de cuve. « Tout le monde était représenté, ce qui nous a permis d’examiner le problème sous tous ses angles. Grâce à une équipe dédiée et engagée, nous avons livré des résultats bien au-delà des attentes initiales, soit une réduction entre 50% et 70% des retards de travaux reliés à des bris MSE avec des gains substantiels entre 5,6 et 7,8 millions de dollars basé sur la réduction des retards», souligne Karyne Fortier, chef de service à l’électrolyse.

« C’était vraiment une formule appropriée pour les circonstances, car elle était à la fois mobilisatrice et rassembleuse. Ce fut un grand plaisir de participer à cette collaboration, car tout le monde était impliqué et positif. À la fin du projet, je me sens énergisée et j’ai confiance que les solutions perdureront », partage France Thibeault, ingénieure mécanique en entretien.

Maxime Tremblay, employé du secteur électrolyse et participant au Kaizen.

Un système de données centralisé

L’un des aspects majeurs de ce Kaizen a été la création d’un système de données centralisé permettant de mieux comprendre et visualiser les multitudes de données des opérations. L’objectif était de rendre accessible des informations dispersées, souvent difficiles à interpréter et d’y ajouter des fonctionnalités pour mieux suivre les événements critiques. L’intégration d’un bouton, accessible à tous les employés via le « panel view », permet de signaler un événement précis et de générer un avis pour un suivi en temps réel des interventions.

« Le plus gros défi était de réussir à avoir un langage commun entre les équipes d’opération et d’entretien. Les indicateurs utilisés n’étaient pas les mêmes et cela compliquait la coordination. Aujourd’hui, avec 11 chantiers développés dans le cadre du Kaizen, nous avons pu collecter les bonnes informations et trouver les causes fondamentales des bris », précise François Villeneuve, chef de service entretien centralisé.

Une autre amélioration notable a été apportée à la gestion hydraulique, identifiée comme une étape d’intervention particulièrement longue lors des bris des MSE. Plusieurs actions, dont l’automatisation de certains processus ont permis de travailler cette cause fondamentale et comprendre les raisons de ces interventions.

Une partie de l’équipe en action

L’implication des employés : clé de la pérennité des améliorations

Le succès de cette initiative Kaizen repose sur l’engagement de toute l’équipe et la capacité à travailler ensemble pour trouver des solutions innovantes. « Le projet a démontré l’importance de l’implication des employés à tous les niveaux. Je crois en la pérennité des améliorations puisque les solutions ont été réfléchies pour faciliter le travail de tous », fait valoir Mme Fortier.

« Je voulais m’impliquer pour avoir un impact réel sur mon quotidien et celui de mes collègues. J’ai donc levé la main auprès de mon superviseur pour faire partie de cette activité. Nous étions bien entourés et cela m’a donné la confiance de partager mon expérience. Nous sentions que nous avions un pouvoir d’influence et que nous pouvions être écoutés. Ce fut une expérience valorisante et le point culminant a été de présenter le projet aux membres de la direction qui avaient que de bons mots pour notre travail. Ça donne le goût de s’impliquer  », témoigne Yves Lavoie, électrotechnicien.

Ce projet Kaizen est un excellent exemple de la manière dont l’amélioration continue peut se transformer en un défi rassembleur et une véritable opportunité de croissance.